Depuis quelques jours, on ne cesse de lire que 2026 est une année « 1 ».
Et si vous n’êtes pas très calé numérologie, ça mérite quelques explications 🙃.
Le principe de la numérologie, c’est l’addition des chiffres d’une année. 2025 qui était une année 9, représente la fin d’un cycle, en d’autres mots, c’était un peu l’année « ménage de printemps ». 2026 ouvre donc un nouveau cycle, c’est l’année du nouveau départ.
On les voit déjà venir : les grandes décisions pour “bien” démarrer l’année !
Et je sais pas pour vous, mais de mon côté, les résolutions ça rime surtout avec… la pression.
Alors je crois que pour cette année, je nous souhaite surtout de ralentir cette course effrénée au toujours « plus ». Le monde vit déjà dans une forme d’urgence permanente (et il y a de quoi). Mais ralentir n’est pas antinomique avec le fait de s’engager et de se mettre en action. Il s’agit simplement de faire de la place pour ce qui compte pour vous. Et quand on réfléchit bien, c’est facile finalement d’ajouter une tonne de choses sur ta do-do et de se faire 1000 promesses qu’on ne tiendra pas vraiment. Choisir ce qui a vraiment du sens, ça c’est plus difficile. Si « choisir c’est renoncer », alors je vous souhaite de prendre ce temps et de vous rapprocher de l’essentiel.
Si on adapte cette idée au numérique, ça donne quoi ?
Prenez de la hauteur sur ce qui vous encombre, un petit ménage numérique dans tous vos outils ne ferait pas de mal. Ne gardez que les outils qui vous nourrissent, pas ceux qui vident votre énergie (au sens propre et au sens figuré 🙂). Et ça peut être le bon moment pour questionner votre rapport au numérique (oh tiens, on a plein d’idées ici pour s’interroger !). Imaginer le modèle de société dont vous rêvez… c’est aussi le bon moyen de savoir ce qui compte vraiment pour vous.
Et pour Latitudes ?
Coup dur pour la numérologie et l’année du nouveau départ, on garde les mêmes intentions que l’an dernier, mais c’est volontaire. L’an passé, on a ouvert un cycle stratégique sur trois ans, pensé dans une logique de temps long. Plutôt que de courir derrière la frénésie actuelle, on avait ressenti le besoin de réaffirmer notre choix : concevoir des outils pour comprendre et penser le numérique dans le temps long.
La vraie différence pour 2026, c’est qu’on a envie d’incarner ces intentions partout, à tous les niveaux de Latitudes. Ces intentions, les voici :
- S’allier aux acteurs et actrices de terrain : pour co-construire, à partir des besoins réels, des communs pédagogiques qui transforment l’enseignement du numérique et les faire vivre directement sur le terrain.
- Faire confiance à nos bénévoles : ce sont eux et elles qui font vivre Latitudes - cette année, nous voulons créer les conditions pour qu’ils et elles contribuent pleinement aux communs pédagogiques.
- Assumer des contenus engagés : en créant des ressources qui donnent de l’élan, qui outillent et qui permettent à chacune et chacun de s’en saisir.
- Et continuer de prendre soin de nous (c’est peut-être pour ça qu’on ne prend pas de grande résolution 💛) pour s’offrir le luxe de penser nos actions dans la durée.
Le temps long, au jour le jour
On vous laisse avec quelques pistes pour faire le choix du temps long, à retrouver juste ici :
🌩 Laisser une place aux doutes et aux opinions extérieures : « si on veut pouvoir innover, même dans les temps qui s’accélèrent, on doit laisser ce temps à la prise de décision collective » Gaëtan de Lavilleon
🌩 Se questionner sur ce qu’on est en train de faire : est-ce que je construis quelque chose d’utile ? Est-ce que ça servira dans six mois, un an, ou seulement demain matin ? Est-ce que ça mérite vraiment d’être urgent ?
🌩 Se fixer une seule priorité par jour (et en bonus : retirer, chaque jour, une tâche de sa to-do 😉). Et d’ailleurs, une seule chose à la fois, c’est quand même ce qui fonctionne le mieux.
🌩 Se bloquer du « temps long » : pas pour avancer, mais pour prendre de la hauteur. Et puis… c’est souvent pendant les espaces vides que les bonnes idées émergent.



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