• PORTRAITS

    Chaque mois, l'équipe Latitudes vous propose de découvrir le portrait d'une personne qui nous a marqué.e.s, une personnalité inspirante dont nous souhaitons vous partager le parcours et qui, nous l'espérons, vous donnera envie de vous engager à votre échelle.

  • Anna Choury

    Ce mois-ci, nous avons eu la chance d'interroger Anna Choury, mathématicienne et CEO de Maathics. Avec d'autres chercheurs de l'Institut de Mathématiques de Toulouse, elle développe un outil capable de détecter automatiquement des biais introduits dans n'importe quel algorithme.

    Inspirante par son parcours, enthousiasmante dans son discours, Anna fait partie de ces personnalités qui, au fil des rencontres, nous impressionnent chaque fois un peu plus, pour la vision qu'elles portent et la force de leurs convictions !

     

    Twitter : @a_choury / @Maathics

     

    Cet article est paru dans la newsletter d'octobre 2018 : « Who run the world? Girls or algorithms? – Et si les intelligences artificielles ne faisaient que reproduire nos propres biais ? »

    « Je suis devenue mathématicienne par hasard »

     

    Aujourd'hui chercheuse et mathématicienne reconnue, spécialiste dans le domaine de ce qu'on appelle Intelligence Artificielle, Anna a fait ses premières armes en mathématiques « à la fac », après un parcours plutôt hésitant : « En Terminale, j'ai été obligée de prendre des cours particuliers de maths pour avoir une chance de passer mon bac. Et quand bien sûr je n'ai pas eu d'inscription à l'université, j'ai supplié toutes les fac de Paris de bien vouloir me prendre : contre toute attente, c'est celle de maths qui m'a dit oui. » Pour autant, le déclic n'intervient pas immédiatement : comme elle le raconte avec amusement, « J'ai commencé par passer 2 ans à traîner au café, et il a fallu que j'attende de redoubler une année pour réagir. »

     

    Mais Anna ne fait pas les choses à moitié, et sa réaction est à la hauteur du caractère affirmé qu'on devine chez elle : « Comme je fonctionne beaucoup à l'ego, j'ai été extrêmement vexée ! Et finalement c'est cela qui a été mon moteur ! » S'ouvrent alors véritablement les portes des mathématiques, et de la surprenante beauté cachée derrière une discipline souvent perçue comme froide et austère : « En découvrant les mathématiques, j'ai découvert un monde. Non pas un monde de calculs ou de chiffres, mais une nouvelle façon de considérer les choses, une approche conceptuelle, presque poétique et artistique. »

     

    Tout à la fois éblouie par ce monde qui s'ouvre à elle et par les opportunités qu'il fait naître, et en même temps consciente des dangers qui l'accompagnent inéluctablement, Anna garde toujours en tête ses convictions, oscillant entre fascination pour les nouvelles technologies et terreur de ce qu'elles pourraient engendrer. C'est lorsqu'elle quitte l'algèbre fondamentale et autres joyeusetés des mathématiques pour découvrir, en entrant en école d'ingénieur à Toulouse, des disciplines plus appliquées – et qu'elle est donc amenée pour la première fois à manipuler des données réelles – qu'elle prend la mesure de ses responsabilités : « J'avais une certitude, c'est que je ne voulais surtout pas faire n'importe quoi avec des données personnelles. »

    « Même moi, j'en étais revenue à demander à des algorithmes de juger des personnes, sans jamais me demander si c'était juste »

     

    Elle refuse alors le milieu du e-commerce, et prend la direction de l'industrie, où elle travaille sur plusieurs projets : d'abord pour Airbus, puis pour CLS et ses satellites, et enfin sur de la recherche appliquée au développement des premiers logiciels de voiture autonome. Là encore, elle apprend beaucoup et cultive sa soif de connaissance : « C'étaient les débuts du big data. Personne ne savait quoi en faire, et mon travail était de prendre ces données et de voir ce qu'on pouvait en tirer. C'est là que j'ai vraiment découvert toutes les applications concrètes dont on parle aujourd'hui : machine learning, modélisation, intelligence artificielle... J'étais fascinée par ces algorithmes "apprenants", qui ne savent rien faire tout seuls, mais qui deviennent incroyablement intelligents dès qu'on les fait apprendre. »

     

    C'est une fois ces premières amours consommées que le caractère prend une fois de plus le dessus : « Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que si j'étais devenue mathématicienne par hasard, j'étais en revanche une personne engagée de longue date, de par mon entourage et ma construction personnelle. Alors quand j'ai eu l'occasion de prendre du recul sur ce que je faisais, et que je me suis rendu compte qu'apprendre à conduire à une voiture autonome, c'est finalement lui demander de déterminer, à partir de ce qu'elle voit – et donc de données personnelles –, qui est un "bon" conducteur, ou qui est un piéton "civilisé"... tout ce que je voulais éviter... une nouvelle fois, j'ai été terriblement VEXÉE. »

     

    Le plus inconcevable, comme l'exprime encore Anna avec une ferveur communicative, « c'est que cela nous est arrivé, à nous ! » Alors qu'elle détaille comment par exemple, l'un de ses collègues chercheurs passait lui-même des heures dans des universités pour sensibiliser des jeunes à leur responsabilité et les faire réfléchir aux implications des nouvelles technologies, cette prise de conscience sonne comme un cri du cœur : « Malgré notre engagement, malgré nos bonnes intentions, on s'était tous trompés. Même lui ! Même moi, avec mon travail sur des véhicules autonomes, je faisais cette erreur. Même moi j'en étais revenue à demander à des algorithmes de juger des individus, sur la bases de leurs données personnelles, sans jamais me demander si c'était juste. »

    La naissance de Maathics : « Qu'on ne puisse plus ne pas se rendre compte des biais introduits dans les algorithmes »

     

    Quand elle crée Maathics, en tant que spin-off du laboratoire où elle travaillait, accompagnée par d'autres chercheurs de l'Institut de Mathématiques de Toulouse, c'est avec une vision simple : « Qu'on ne puisse plus ne pas se poser la question, ne pas se rendre compte. » Maathics développe ainsi un outil, à destination des concepteurs et des utilisateurs d'algorithmes, pour leur permettre de détecter d'éventuels biais introduits involontairement dans leurs programmes. Tout se fait de façon automatique, et permet à l'issue de l'audit de décerner ou non le label Fair Data Use conçu par la start-up.

     

    Pour expliquer l'impact potentiel de Maathics, Anna donne notamment l'exemple d'un outil RH servant à pré-sélectionner les CV vidéo de candidats en analysant leurs micro-expressions : « L'erreur d'un tel outil, c'est que s'il ne te reconnaît pas, s'il a intégré un biais qui l'empêche de te reconnaître, il ne t'embauche pas – tout simplement. Mathématiquement, pour quelqu'un comme moi, c'est un sujet passionnant ; mais humainement, cela peut avoir des conséquences terribles ! »

    [NDLR – Si cela vous intéresse, vous pouvez continuer la lecture en anglais, avec cet article au titre évocateur : Amazon's AI-powered recruiting tool was biased against women]

     

    Pour cela, Maathics audite d'une part le code écrit par les développeurs : « Légalement, il y a en France 21 caractéristiques sur lesquelles il est interdit de différencier les personnes : âge, genre, etc. L'audit permet de vérifier que ces caractéristiques n'ont pas un impact disproportionné sur la décision finale de l'algorithme. » D'autre part, Maathics audite également les données soumises à l'algorithme pour son apprentissage : « Il n'y a rien de magique, peu importe comment elle a été conçue, l'IA ne fait que reproduire ce qu'elle a appris. Si elle apprend à partir d'un ensemble de données présentant des injustices – trop peu de femmes ou de personnes de couleur par exemple –, elle va reproduire ces injustices. »

    « Il faut simplement prêter attention à ce que des applications au potentiel formidable le soient pour tout le monde ! »

     

    Quand on lui demande comment elle voit l'avenir, Anna est loin d'être naïve : « On sait bien que l'objectif d'arriver à des algorithmes les moins biaisés possibles est difficile à atteindre. La preuve : pour l'instant, nous n'avons réussi à décerner aucun label ! » D'ailleurs, l'un des enjeux de la start-up pour la suite, qui fait l'objet de nombreuses recherches en ce moment-même, est d'ajouter à Maathics une fonctionnalité capable de supprimer automatiquement les biais après les avoir détectés.

     

    Mais pour elle, l'important est aussi que chaque citoyen prenne conscience de ces enjeux : « Il faut que chacun se rende compte, à chaque fois qu'il donne ses données personnelles, à une banque, une assurance, qu'à chaque fois c'est comparé à d'autres ! Chacun doit comprendre que rien n'est magique, et être intransigeant sur l'utilisation qui est faite de ses données, notamment personnelles. »

     

    Pour autant, elle reste résolument optimiste sur les avancées de la technologie et de l'intelligence artificielle : « Bien sûr qu'on va réussir à faire des choses formidables, l'IA a des applications tout simplement géniales ! Le véhicule autonome par exemple, a un potentiel énorme pour désenclaver des villages auxquels il est aujourd'hui difficile d'accéder (on pense notamment aux jeunes, aux personnes âgées, qui ne peuvent pas toujours conduire.) Et la communauté internationale de chercheurs en IA est vraiment en train de se saisir de ces sujets. Il faut simplement prêter attention à ce que ces applications formidables le soient pour tout le monde, et ne se fassent pas au détriment de quelqu'un d'autre. »

  • Jérémie Cook

    Ce mois-ci, nous mettons à l’honneur un artisan du web engagé, rêveur et passionné de nouvelles technologies : Jérémie Cook. Ergonome chez BetaGouv, bénévole pour Soliguide et freelance chez Singa, l’histoire de Jérémie est pour le moins singulière ! À travers un parcours fait de rencontres fortuites et d’opportunités bien mesurées, Jérémie nous prouve qu’il existe plus d’une façon de réinventer l’avenir et de faire de son métier un moteur au service de l’intérêt général.

     

    Twitter : @jeremiecook

     

    Cet article est paru dans la newsletter de septembre 2018 : Numérique et lien social « Trait d'union entre les individus ou nouvelle modalité d'exclusion ? »

    Portrait d’un technicien abouti

     

    Jérémie débute sa carrière par un parcours des plus classiques. Après des études d’informatique, un diplôme d’ingénieur en poche, il fait ses armes dans une SSII avant de rapidement rejoindre Surcouf en tant que chef de projet technique puis Primavista. Un temps chez l’annonceur, Jérémie aspire à plus de flexibilité et devient freelance sur des projets d’ergonomie.

     

    En 2012, c’est au détour d’une soirée organisée par l’un de ses clients et d’une proposition inscrite sur un bout de papier que son agence web, We love Mondays, voit le jour. Entre Noël et le jour de l’an, il dépose les statuts, répond à un appel d’offre et se lance dans l’aventure entrepreneuriale, avec son associée Carine Gabrielli. Chez We love Mondays, on s’intéresse à tout : projets de refonte complète chez des grands comptes, expérimentation en start-up ; la taille de la structure importe peu, seule celle du défi à relever compte : « Nos missions étaient très diversifiées, il n’y avait pas tellement de spécialisation. L’idée était de trouver des solutions intéressantes, des liens entre nos clients, de comprendre leurs métiers, pas de devenir une usine à site. »

     

    Après 5 années à la tête de son agence, désormais devenu plus manager que concepteur de solutions, Jérémie ressent le besoin de se confronter à de nouveaux défis et cède alors son activité et sa clientèle. Il a soif de voyage, de découvertes, de nouveaux horizons : comme il le dit si bien, « je me suis cherché ». Il sillonne le globe, tente l’expérience de digital nomade et pose finalement ses bagages à Paris, à nouveau, en mars 2018. Ce qu’il retiendra de son voyage, ce sont des rencontres marquantes, des univers et des ambiances bien différents, et une certaine ouverture d’esprit.

    En quête de missions porteuses de sens

     

    En mars 2018, fort de ces expériences, Jérémie renoue avec Soliguide, une association découverte quelques mois plus tôt, qui rassemble services, initiatives et ressources pour les personnes en difficulté via un guide informatique. Alors en plein questionnement sur les possibilités d'agir face à l'exclusion sociale, il rencontre Victoria Mandefield, à l'initiative de la structure. « J'étais un peu perdu, cela me rendait dingue de voir que l'on pouvait mal se nourrir alors qu'il y avait autant de gaspillage alimentaire, que l'on pouvait dormir dehors alors qu'il y avait des logements vides, j'ai eu envie de créer un outil numérique pour les sans-abris, je pensais que ce service n'existait pas. Lorsque j'ai rencontré Victoria, ça été une grosse claque : elle connaissait parfaitement le secteur et avait une stratégie claire ». Profondément touché par la démarche de Soliguide, Jérémie décide de s’y investir en mettant à profit ses compétences web.

     

    En parallèle, animé par les changements liés à l’intelligence artificielle mais frustré d'observer que son potentiel de développement reste essentiellement concentré auprès de grandes entreprises dans un but de câblage publicitaire, Jérémie se renseigne et tombe sur un article à propos de la Tech for Good. Pure coïncidence, ce billet a été rédigé par Mathilde Aglietta, son ancienne collègue à la Web School Factory et à l’époque directrice de ShareIT, l’accélérateur Tech for Good d’Ashoka à Station F. De fil en aiguille, il découvre les projets accélérés et rencontre un certain Guillaume Capelle, co-fondateur de Singa, mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées et société d’accueil.

     

    L’association développe alors une plateforme permettant de centraliser l’ensemble de ses actions ainsi qu’un algorithme de matching entre locaux et nouveaux arrivants. À nouveau, il est impressionné par la maturité du projet et la vision portée par l’équipe ; il commence par s’y investir bénévolement, puis rejoint rapidement le projet en freelance. « Au départ, je bossais un peu pour Singa mais le jour où je me suis dit que je devrais y aller en physique, pour rencontrer l’ensemble de l’équipe, tout a changé. Je ne savais même pas que je pouvais être payé pour faire cela, que je pouvais arriver à en vivre ».

     

    Et comme deux défis ne suffisent pas à Jérémie, il se prend également de passion pour la transformation des institutions publiques. Il rencontre Héla Ghariani, responsable de BetaGouv, l’incubateur des services publiques numériques. « L’organisation chez BetaGouv est très horizontale, cela m’a permis de découvrir de nombreux projets, tous super intéressants. Et puis, bosser pour le gouvernement c’est quand même excitant ! ». D’ailleurs, depuis juillet 2018, il y travaille en tant qu’ergonome sur deux projets principaux : la création d’un code du travail numérique, apportant des réponses précises et expertes sur le droit du travail, ainsi que le projet « Classe à 12 », outil qui permet aux enseignants de se partager bonnes pratiques et pédagogies innovantes.

    Un parcours riche en enseignements

     

    Malgré une plongée dans le monde des innovations sociales, Jérémie relativise : « Je ne me sens expert dans aucun des domaines de l’ESS sur lesquels j'interviens, j'apporte uniquement mon expertise sur le numérique. Je rencontre des gens incroyables, des équipes passionnantes. Ce sont ces gens qui sont inspirants et qui t’emportent avec eux dans leur vision ». Par ailleurs, lorsque l'on questionne Jérémie sur son engagement, on comprend aisément ses motivations. « En réalité, je n'ai plus le sentiment de travailler, je suis très reconnaissant de pouvoir faire ce que je veux, d'apporter mon expérience sur des projets qui changent le monde, de ne jamais faire deux fois la même chose. »

     

    Son conseil pour la jeune génération ? « Si vous avez envie de défendre une cause, il faut s’en donner les moyens. C’est difficile, cela demande de l’investissement mais de nombreux projets fonctionnent et il n’y a pas d’âge pour aller là-dedans. » Pour Jérémie, les profils moins téméraires ne sont pas en reste non plus, « il faut suivre ce qui se passe dans tous les cas, nous avons tous beaucoup à apprendre sur notre façon de travailler, notre état d’esprit. Cela vaut le coup de suivre des projets, de rencontrer des gens, cela permet de prendre des décisions pour son avenir ».

All Posts
×
×
CONDITIONS GÉNÉRALES D’UTILISATION
du site www.latitudes.cc

---
ARTICLE 1 : Objet

Le présent document a pour objet de définir les modalités et conditions dans lesquelles d’une part, l’association Latitudes, ci-après dénommé l’EDITEUR, met à la disposition de ses utilisateurs le site et les services disponibles sur le site et d’autre part, la manière par laquelle l’utilisateur accède au site et utilise ses services.

Toute connexion au site est subordonnée au respect des présentes conditions. Pour l’utilisateur, le simple accès au site de l’EDITEUR à l’adresse URL suivante http://www.latitudes.cc implique l’acceptation de l’ensemble des conditions décrites ci-après.

---
ARTICLE 2 : Mentions légales

L'édition du site est assurée par l’association Latitudes, association loi 1901 n° W751239753, SIREN n° 831 069 133, dont le siège social est situé au 84 avenue Paul Doumer, 75116 Paris.

La Directrice de la publication est Madame Manon Léger.
L'hébergeur du site est la Société Strikingly, Inc., 120 Clipper Drive, Belmont, CA 94002, United States.

---
ARTICLE 3 : Accès aux services

Le site est accessible gratuitement en tout lieu à tout utilisateur ayant un accès à Internet. Tous les frais supportés par l'utilisateur pour accéder au service (matériel informatique, logiciels, connexion Internet, etc.) sont à sa charge.

Le site met en œuvre tous les moyens mis à sa disposition pour assurer un accès de qualité à ses services. L'obligation étant de moyens, le site ne s'engage pas à atteindre ce résultat.
Tout événement dû à un cas de force majeure ayant pour conséquence un dysfonctionnement du réseau ou du serveur n'engage pas la responsabilité de l’EDITEUR.
L'accès aux services du site peut à tout moment faire l'objet d'une interruption, d'une suspension, d'une modification sans préavis pour une maintenance ou pour tout autre cas. L'utilisateur s'oblige à ne réclamer aucune indemnisation suite à l'interruption, à la suspension ou à la modification du présent contrat.

L'utilisateur a la possibilité de contacter le site par messagerie électronique à l’adresse explore@latitudes.cc 

---
ARTICLE 4 : Propriété intellectuelle

Tous les éléments de ce site, y compris les documents téléchargeables, sont libres de droit.

A l’exception de l’iconographie, la reproduction des pages de ce site est autorisée à la condition d’y mentionner la source. Elles ne peuvent être utilisées à des fins commerciales et publicitaires.

---
ARTICLE 5 : Liens hypertextes

Le site peut contenir des liens hypertextes vers d’autres sites présents sur le réseau Internet. Les liens vers ces autres ressources vous font quitter le site.

Il est possible de créer un lien vers la page de présentation de ce site sans autorisation expresse de l’EDITEUR. Aucune autorisation ou demande d’information préalable ne peut être exigée par l’éditeur à l’égard d’un site qui souhaite établir un lien vers le site de l’éditeur. Il convient toutefois d’afficher ce site dans une nouvelle fenêtre du navigateur. Cependant, l’EDITEUR se réserve le droit de demander la suppression d’un lien qu’il estime non conforme à l’objet du site.

---
ARTICLE 6 : Responsabilité

Les informations et/ou documents figurant sur ce site et/ou accessibles par ce site proviennent de sources considérées comme étant fiables. Toutefois, ces informations et/ou documents sont susceptibles de contenir des inexactitudes techniques et des erreurs typographiques. L’EDITEUR se réserve le droit de les corriger, dès que ces erreurs sont portées à sa connaissance. Il est fortement recommandé de vérifier l’exactitude et la pertinence des informations et/ou documents mis à disposition sur ce site.

Les informations et/ou documents disponibles sur ce site sont susceptibles d’être modifiés à tout moment, et peuvent avoir fait l’objet de mises à jour. En particulier, ils peuvent avoir fait l’objet d’une mise à jour entre le moment de leur téléchargement et celui où l’utilisateur en prend connaissance.
L’utilisation des informations et/ou documents disponibles sur ce site se fait sous l’entière et seule responsabilité de l’utilisateur, qui assume la totalité des conséquences pouvant en découler, sans que l’EDITEUR puisse être recherché à ce titre, et sans recours contre ce dernier.
L’EDITEUR ne pourra en aucun cas être tenu responsable de tout dommage de quelque nature qu’il soit résultant de l’interprétation ou de l’utilisation des informations et/ou documents disponibles sur ce site.

---
ARTICLE 7 : Modification des conditions d’utilisation

L’EDITEUR se réserve la possibilité de modifier, à tout moment et sans préavis, les présentes conditions d’utilisation afin de les adapter aux évolutions du site et/ou de son exploitation.

---
ARTICLE 8 : Durée

La durée des présentes conditions d’utilisation est indéterminée.

---
ARTICLE 9 : Droit applicable et juridiction compétente

Tant le présent site que les modalités et conditions de son utilisation sont régis par le droit français, quel que soit le lieu d’utilisation. En cas de contestation éventuelle, et après l’échec de toute tentative de recherche d’une solution amiable, les tribunaux français seront seuls compétents pour connaître de ce litige.

×
POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ
de l’Association Latitudes

---
ARTICLE 1 : Objet

Le présent document a pour objet de définir d’une part les modalités et conditions dans lesquelles l’association Latitudes collecte, utilise, transfère et protège les données de ses utilisateurs, et d’autre part les modalités et conditions par lesquelles l’utilisateur peut exercer son droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données le concernant.

---
ARTICLE 2 : Collecte de l’information

Nous recueillons des informations personnelles dans 4 cadres différents.

A. Lorsque vous vous connectez au site www.latitudes.cc à partir de votre ordinateur et navigateur. Nous recevons et enregistrons alors automatiquement vos informations de connexion, y compris votre adresse IP, vos logiciels et votre matériel, ainsi que la page que vous demandez.

B. Lorsque vous vous inscrivez à notre newsletter, depuis notre site internet, ou lorsque vous nous contactez directement par e-mail. Nous enregistrons alors votre adresse e-mail. Il n’est en aucun cas obligatoire de fournir cette information.

C. Lorsque vous demandez à rejoindre la communauté des Tech for Good Enthusiasts, sur le formulaire http://bit.ly/AlorsEnthusiast. Nous enregistrons alors votre nom complet et votre adresse e-mail. Il est obligatoire de fournir ces informations si vous souhaitez rejoindre la communauté.
Si vous souhaitez ensuite prendre des responsabilités spécifiques au sein de cette communauté, et notamment devenir Mentor ou Expert, nous recueillons également votre date de naissance, votre numéro de téléphone, vos domaines d’expertise, ce que vous souhaitez donner et recevoir de la communauté, ainsi que la ville dans laquelle vous habitez. Il est obligatoire de fournir ces informations si vous souhaitez prendre ces responsabilités.

D. Lorsque vous inscrivez votre structure sur notre site ou répondez à l’un de nos appels à projets. En particulier, si vous inscrivez simplement votre structure, ces informations comprennent votre adresse e-mail, ainsi que des données concernant la structure pour laquelle vous postulez. Il est obligatoire de fournir ces informations pour postuler. Ces informations seront publiées sur notre site afin de mettre en avant votre structure.
Si vous souhaitez également déposer un projet, nous recueillons votre adresse e-mail, votre nom complet, votre numéro de téléphone, votre fonction au sein de la structure pour laquelle vous postulez, ainsi que des données concernant cette structure. Il est obligatoire de fournir ces informations pour déposer un projet.
Enfin, si vous souhaitez déposer une offre de stage ou d’emploi sur notre site, nous recueillons votre adresse e-mail et des informations pratiques concernant cette offre (titre, type de contrat, lieu du poste, rémunération, dates de début et de fin). Il est obligatoire de fournir ces informations pour déposer une offre.

---
ARTICLE 3 : Utilisation des informations

Toutes les informations que nous recueillons auprès de vous peuvent être utilisées pour administrer un appel à projets, pour administrer la vie de la communauté, pour améliorer notre site web, ou pour vous contacter par e-mail ou par téléphone.

Elles ne sont pas utilisées dans d’autres buts, et en aucun cas pour prendre des décisions automatisées.

---
ARTICLE 4 : Divulgation des informations à des tiers

Nous sommes les seuls propriétaires des informations recueillies sur ce site. Vos informations personnelles ne seront pas vendues, échangées, transférées, ou données à une autre société pour n’importe quelle raison, sans votre consentement.

Il est fait exception pour les tierces parties de confiance qui nous aident à exploiter notre site web et à opérer nos activités, tant que ces parties conviennent de garder ces informations confidentielles. Nous utilisons les services en ligne suivants pour gérer nos données, avec leurs politiques de confidentialité associées :
Airtable : https://airtable.com/privacy 
Hubspot : https://legal.hubspot.com/privacy-policy 
Mailchimp : https://mailchimp.com/legal/privacy/ 
OVH : https://www.ovh.com/fr/protection-donnees-personnelles/gdpr.xml 
Strikingly : https://support.strikingly.com/hc/en-us/articles/214364818 
Zapier : https://zapier.com/privacy/ 

---
ARTICLE 5 : Protection des informations

Nous mettons en œuvre des mesures de sécurité pour préserver la sécurité de vos informations personnelles. Seuls les membres de l’association, les salariés, les volontaires, et les bénévoles qui ont besoin d’effectuer un travail spécifique ont accès, dans le cadre de leur mission, aux informations personnelles identifiables. 

En particulier :
- dans le cas C, lorsque vous rejoignez la communauté des Tech for Good Enthusiasts, d’autres membres de la communauté, peuvent avoir accès à vos informations en tant que bénévoles de l’association, pour accompagner votre intégration dans la communauté ;
- dans le cas D, lorsque vous inscrivez votre structure sur notre site, des bénévoles de l’association (dont des membres de nos entreprises partenaires qui interviennent en tant que bénévoles) peuvent avoir accès à vos informations pour participer à la sélection, à la modération et au cadrage des projets que vous nous soumettez. Certaines des informations renseignées (nom de la structure, mission, statut juridique, champs d'action, régions d'intervention, site internet) sont publiées sur notre site afin de mettre votre structure en avant.

Il leur est explicitement demandé de ne pas conserver ni divulguer ces informations.

---
ARTICLE 6 : Accès aux informations

Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Vous pouvez l’exercer à tout moment en nous contactant à l’adresse explore@latitudes.cc ou au 84 avenue Paul Doumer, 75116 Paris.

Par ailleurs, si à n’importe quel moment vous souhaitez vous désinscrire de l’une de nos newsletters et ne plus recevoir d’e-mails de notre part, des instructions de désabonnement détaillées sont incluses en bas de chaque e-mail.

---
ARTICLE 7 : Consentement

En utilisant notre site, vous consentez à notre politique de confidentialité.